L'artisanat
Un grand nombre d'objets traditionnels sont toujours fabriqués de nos jours selon des principes ancestraux. De nombreux centres artisanaux sont présents dans chaque île, et regroupent des centaines d'associations réparties par spécialités :
Vannerie et colliers : beaucoup d'objets en vannerie, pandanus, cocotier, coquillages, plumes, etc...
Tapas: fabriqués à partir d'écorce de bois, ils servaient autrefois de vêtements.
Sculptures : certaines pièces nécessitent plus d'un mois d'ouvrage. Les sculpteurs polynésiens rivalisent d'inspiration en remettant au goût du jour les casse-têtes, les lances et les tambours finement ciselés, de leurs ancêtres. Ne manquez pas les
tiki, en pierre ou en bois, reproduction sculptée des dieux polynésiens d'autrefois
De belles expositions de fleurs et de plantes sont proposées tout au long de l'année et présentent une grande variété de végétaux tropicaux à la vente. Pour une somme dérisoire, il est ainsi facile de se procurer de remarquables yuccas, bougainvilliers, hibiscus, et autres orchidées, dont les variétés sont innombrables à Tahiti.
N'oublions pas aussi les
paréos, aux coloris variés, et le tatouage, originaire des Marquises, qui utilise une large gamme de motifs et connaît un fort regain d'intérêt.
Et enfin, les somptueux
tifaifai, ces originaux couvre-lits en patchwork, qui vous emporteront, à l'instar de Gauguin ou de Matisse, dans l'univers onirique de l'art naïf polynésien. On en trouve au marché de Papeete, à Tahiti, mais aussi dans toutes les îles où les prix sont souvent plus avantageux qu'à Tahiti...
La Culture
La richesse du patrimoine culturel
ma'ohi, contribue certainement à faire apprécier un
voyage à Tahiti. L'histoire de ce peuple authentique se découvre à travers les nombreux sites antiques de Tahiti et de ses îles. Certains
marae, lieux de culte en plein air où se déroulaient fêtes et manifestations religieuses, ont été entièrement reconstitués, afin de mieux comprendre l'évolution du peuple ma'ohi à travers les siècles.
Les Polynésiens ont toujours su préserver un
style de vie en harmonie avec la nature. Autour de la zone urbaine de Tahiti, la vie quotidienne est encore rythmée par les activités traditionnelles telles que la pêche, la culture des fruits, des légumes et des fleurs ; le style vestimentaire reste simple : short et paréo ! Dans les autres îles, la vie est concentrée autour d'un village, souvent le seul de l'île ou de l'atoll. La
pirogue à balancier, emblème culturel de Tahiti, est utilisé dans toutes les îles.
La plus grande des traditions tahitiennes et polynésiennes est incontestablement de faire...la fête ! Ici tout est prétexte pour s'éclater !
Il faut dire que tous les polynésiens adorent s'amuser, chanter et danser. Chaque instant est propice au sourire et à la détente, soit de façon rituelle, mais le plus souvent d'une manière totalement spontanée.
La Peinture
Les premières toiles apparaissent vers la fin du XVIIIème siècle avec
William Hodges, un peintre anglais qui a débarqué dans l'archipel suite au
voyage de Cook. Il réalise des cartes qui deviennent des chefs d'oeuvres, avec des ciels magnifiques et des vallées verdoyantes.
Au XIXème siècle, c'est au tour des
artistes français de se manifester dont un certain Lejeune qui montrait bien à travers ses toiles, le travail destructeur des représentants de l'église envers les traditions polynésiennes,
Giraud, ' Le Tahitien ', spécialiste des portraits et qui réalisa ceux des différents gouverneurs et surtout celui de la reine Pomare. Le plus illustre d'entre eux fut sans aucun doute,
Paul Gauguin, qui débarque sur l'archipel en 1891. Il lègue une oeuvre immense faite de croquis, de dessins et de tableaux qui sont exposées aujourd'hui, dans la plupart des musées de la planète.
Henri Matisse et Jacques Boullaire seront aussi marqués par la beauté des îles, mais c'est le dernier cité et le moins renommé, qui aura le plus marqué ce pays avec ses milliers de croquis typiques, qui ont toujours autant de succès dans les galeries du pays. Matisse n'aura peint qu'une seule toile sur place mais s'inspirera de ce pays pour la suite de sa carrière artistique.
La Littérature
Cet archipel sera évoqué par bon nombre d'écrivains tel que
Jack London qui visitera les Marquises, les Tuamotu et Tahiti. De ce
voyage sortira ses récits du Pacifique dont 'Les tortues de Tasmanie' ou 'Les contes des mers du sud'.
Julien Viaud, alias Pierre Loti, fera une escale de quelques semaines à Tahiti et réalisera de nombreux dessins, des aquarelles et des photos. Il écrira un roman en 1880, 'Le Mariage de Loti' ainsi qu'une multitude de récits. Son journal dans lequel il fera l'éloge du paradis polynésien sera largement diffusé.
On citera aussi Louis Antoine de Bougainville, Herman Melville, Victor Segalen et Robert Louis Stevenson qui évoqueront tours à tours la
Polynésie à travers leurs oeuvres.
La
littérature moderne fait ressortir
l'ignorance de la société occidentale vis à vis du peuple polynésien qu'il trouve trop complexe, trop codifiée et très hiérarchisé.
Les Différents Types de Chant
Les himene qui datent du XIXème siècle et qui constituent des chants hybrides bien à part, faits d'hymnes religieux protestants et de chants polyphoniques tahitiens datant d'avant l'arrivée des Européens.
Il existe trois formes d'himene :
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Le himene tarava, le plus complexe des chants traditionnels interprété par un groupe de 80 personnes minimum.
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Le himene ruau, au tempo beaucoup plus lent avec un choeur mixte de plusieurs formations de chanteurs qui se répartissent en deux groupes : le choeur et les solistes. Le chef d'orchestre se nomme le ra'atira himene.
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Le ute paripari, chant bien rythmé, interprété par deux ou trois personnes accompagné d'un orchestre traditionnel qui accepte des instruments modernes comme la guitare, le ukulele, l'harmonica et l'accordéon. Ce chant s'inspire de la vie quotidienne.
Les différents types de danse
Ote'a, la danse guerrière tahitienne par excellence qui représente la plus codifiée des danses traditionnelles. Spécifiquement masculine à l'origine, Ote'a Tane, elle est aussi dansée par les femmes aujourd'hui, Ote'a Vahine. Dansée à deux c'est le Ote'a Amui.
Aparima, danse des mains. Danse où les mains servent à caricaturer le récit d'une histoire. Il existe deux variantes à cette danse, le aparima vava, muet et qui retrace les différentes activités de la vie quotidienne et le aparima himene, chanté et qui exprime la même chose que le précédent.
Hivinau, qui vient de l'anglais 'heavy now' et qui date de l'époque où, pour motiver l'équipage qui partait pour un long voyage, les marins formaient des cercles concentriques autour du cabestan. Cette cadence inspirée par la mer est également appelée ''ori fa'a' ohu' ou 'upa fa'a' ohu'. C'est la plus simple des danses tahitiennes sur un plan technique. Les danseurs réalisent des figures qui illustrent des scènes de la vie quotidienne en mer avec des gestes érotiques.
Pa'o'a, danse liée à la fabrication du tapa (tissus obtenue à partir de l'écorce de bois).
Les femmes assises à même le sol battent l'écorce en cadence tout en chantant le pata'uta'uta. Le groupe est composé d'un soliste vocal masculin, d'un choeur mixte, d'un orchestre rythmique, d'une danseuse ou d'un groupe de danseurs. Les thèmes évoqués sont ceux de la pêche et de la chasse.
Les instruments traditionnels
Les instruments traditionnels utilisés sont essentiellement à percussion : toere, fa'atete et pahu. Ils composent l'orchestre traditionnel.
Le To'ere : C'est un tambour qui provient des îles Cook et qui est aujourd'hui l'élément essentiel de l'orchestre traditionnel polynésien.
Il est décliné en trois tailles avec trois noms différents:
- le petit to'ere, ou tairi ho'e, qui mesure environ 50 cm et qui se pose verticalement. Il se joue avec une baguette.
- le grand tairi ou tairi piti. Environ 80 cm , il se pose horizontalement sur deux tréteaux. Se joue avec deux baguettes.
- le pahu : Un peu plus d'un mètre de haut. Il se joue avec la paume de la main.
Le fa'atete : C'est aussi un tambour dont la cuir qui est utilisé est en peau de veau, tendu avec des cordelettes, des bouts de bois et des anneaux.
Le vivo : Une flûte nasale.
Le pu : Une conque marine