La Situation Economique
Une économie en pleine croissance
Le Cap Vert a opté pour une économie Libérale. L'archipel enregistre une croissance annuelle avoisinant les 5%. En 2010 le PIB du Cap Vert a atteint 1,6 milliards de dollars soit une croissance de 5,5% en 2011. L'économie de l'archipel est dominée par le secteur tertiaire. Ce secteur est essentiellement composé du tourisme et du commerce d'importation. Les services représentent 74,3% du PIB contre 16,5% pour l'industrie et 9,2% pour l'agriculture.
Le PIB par habitant en 2010 était de 2869 euros. Il est trois fois plus élevé que la moyenne de l'Afrique subsaharienne.
Le taux d'inflation du Cap Vert a connu une augmentation entre 2009 et 2010. L'archipel comptabilise un taux d'inflation de 1% en 2009 contre une inflation de 3% en 2010.L'inflation reste assez bien maîtrisée grâce notamment à la parité fixe de l'escudo avec l'euro.
Quelques freins à la croissance
Malgré la croissance économique du Cap Vert, sa dette extérieure reste élevée. Selon la Banque Mondiale, la dette du Cap Vert représente 54,3% du Revenu National Brut en 2010.
Le chômage, environ 21% de la population active, est très important et demeure une des préoccupations majeures des différents gouvernements. Son taux élevé pourrait s'expliquer en partie, du fait que les capverdiens sont assistés par leur famille vivant à l'étranger, notamment Europe et Etats-Unis.
Une croissance soutenue par les aides extérieures
Le Cap Vert reçoit des flux net d'Aide Publique au Développement (AIP) composé de dons et de prêts. La dernière aide date de 2010 et s'élevait à environ 226 millions d'euros. Cette dernière AIP doit aider le pays à acquérir définitivement le statut de Pays à Revenu Intermédiaire (PRI).
En 2009, les Investissement Direct à l'Etranger (IDE) représentaient 10% du PIB, les transferts de la diaspora 9% et l'AIP 10% du PIB.
Une économie ouverte au marché européen et international
Le Cap Vert a attiré plusieurs investisseurs : les italiens essentiellement pour le secteur du tourisme, les africains et chinois pour le commerce, les français dans la restauration, les bars, la pêche et un peu dans l'hôtellerie. Des entreprises européennes se créent dans la confection, les chaussures, l'électronique.
Le Cap Vert dispose d'atouts forts intéressants pour que l'on s'y intéresse de plus près. Il fait partie de la francophonie. Le français est la deuxième langue enseignée à l'école, après le portugais et avant l'anglais, et de nombreux capverdiens le parle couramment. Le taux d'alphabétisation a été en 2009 de 85%.
Sa monnaie, l'escudo capverdien, grâce à sa convertibilité par rapport à l'ex Escudo portugais, connaît un taux fixe vis-à -vis de l'Euro avec un change de 1€ pour 110,265 escudos.
La Situation Politique
Indépendant depuis le 5 juillet 1975 seulement, le Cap Vert est un jeune état qui va très vite faire son apprentissage politique. En 1990, le gouvernement d'alors dirigé par un Parti marxiste, le PAIGC, va accepter les règles de la démocratie et abolir le système du parti unique. C'est ainsi que l'on voit naître un nouveau mouvement d'opposition, le MPD, Movimento Para Democratia, dont les membres fondateurs sont composés en majorité par les déçus du PAIGC. En janvier de l'année suivante, il remporte haut la main les élections législatives avec en tête de liste le nouveau premier ministre, Carlos Veiga. Le mois d'après, le 17 février 1991, il rafle les présidentielles, faisant d'Antonio Mascarenhas Monteiro, le président du tribunal suprême de justice, le nouveau président de la République. Cinq ans plus tard, en 1996, il réédite son exploit, doublé législatives et présidentielles. Ils seront tous deux reconduits à la tête du pays pour cinq nouvelles années.
Ces dix années de règne verront le Cap Vert vivre une nouvelle ère politique, celle de la démocratie libérale, politique et économique. Ce sera une période de profonds changements. Les sociétés d'Etat vont être privatisées en masse et de nouveaux partis politiques apparaissent, de l'extrême gauche à la droite conservatrice.
Le PAICV qui a appris la leçon, réagit et se redéfinit comme un parti social-démocrate, remodelant en profondeur sa structure et ses membres. C'est l'arrivée d'une jeune garde avertie et motivée. Il va profiter des scissions qui vont naître au sein du MPD, qui voit partir bon nombre de ses membres. Ces derniers vont former de nouveaux partis politiques: l'UCID, Union capverdienne indépendante et démocratique, parti de droite conservateur social et religieux, le PCD, parti de la convergence démocratique, penchant plutôt au centre gauche et dont le leader est Eurico Monteiro, ministre de la Justice et du Travail du MPD. Il était en profond désaccord avec Carlos Veiga le Premier ministre. Ce parti n'existe plus depuis le 23 septembre 2006. Le PSD, parti social-démocrate, le PRD de Jacinto Dos Santos, ex Maire de Praia et en guerre également avec le MPD.
Le PAICV reconquiert son fauteuil de leader perdu dix ans auparavant en remportant à tour de bras les Municipales, les Législatives et les Présidentielles. président. Pedro Pires un ancien commandant durant la lutte de libération est élu président de la République et un jeune, José Maria Neves est nommé premier ministre.
Aujourd'hui, le Cap Vert est un des seuls pays de l'Afrique de l'ouest à connaître une stabilité politique basée sur une vraie démocratie libérale. C'est un exemple pour un continent déchiré par les guerres et coups d'états successifs. Seule la voie des élections compte dans cette jeune démocratie.
Les élections de 2006 ont été aussi rythmées que le carnaval et le festival avec des campagnes très animées s'achevant sur un nouveau doublé, législatives et présidencielles, du PAICV.
Organisation politique et administrative
La constitution capverdienne a adopté un système politique de type parlementaire. 72 députés élus pour cinq ans composent l'Assemblée nationale.
Le pays est composé de 17 municipalités autonomes appelées concelhos, et leurs représentants sont élus au suffrage universel.
Boavista, Brava, Maio, Mosteiros, Paul, Praia, Porto Novo, Ribeira Grande, Sal, Santa Catarina, Santa Cruz, São Domingos, São Filipe, São Miguel, São Nicolau, São Vicente, Tarrafal.
La
capitale est
Praia.