La situation économique
Totalement contrôlée par l'Etat, l'économie cubaine est fondamentalement
agricole : 70% des terres agricoles sont nationalisées ainsi que 90 % du secteur industriel.
Le pays produit essentiellement du
textile, du ciment, des fertilisants, des immeubles préfabriqués, des machines agricoles et des produits de consommation domestique.
L'effondrement du bloc soviétique en 1990, et
l'embargo imposé par les États-Unis depuis 1960,
pèsent lourdement sur l'économie nationale.
Cuba encaisse le choc le plus rude de son histoire. Le PIB chute vertigineusement jusqu'à amputer la population de près de 40% de ses revenus. A partir de 1993, le pays entame alors une
série de réforme car il ne peut résister et surtout faire face à une implosion certaine. Un décret autorisant des
investissements privés et l'établissement de zones franches a été signé. Le dollar est légalisé et les investisseurs privés courtisés. Fidel Castro vieillissant, opte pour une libéralisation partielle mais oublie de rénover une bureaucratie lourde et inadaptée à cette nouvelle voie choisie.
Le tourisme devient une priorité nationale avec l'ambition d'en faire
la première activité économique du pays. La croissance touristique dans l'île est très importante et Cuba accueille plus de
2 millions de visiteurs par an source vitale pour l'entrée des devises. Elle se prépare à une invasion de touristes américains dans un futur très proche.
Le
secteur primaire emploie 23% de la population active.
Cuba est une île très agricole avec en tête des cultures, la
canne à sucre qui occupe le tiers de la surface cultivée du pays et qui place le pays au 6e rang des producteurs mondiaux de sucre. Suivent
le riz, la patate douce et surtout le tabac, principalement cultivé à Pinar del Rio, dans la vallée de Viñales, et dont la récolte estimée à 50 000 tonnes par an, permet au pays de figurer parmi les plus grands producteurs au monde avec une renommée internationale pour sa qualité réputée la meilleure du monde. Les autres produits agricoles sont le
café, les fruits (agrumes, ananas, mangues), le maïs et les cultures maraîchères.
La pêche est un secteur bien développé et le pays possède des pêcheries très modernes.
Cuba est un grand producteur et exportateur de langoustes.
Le sous sols cubain est riche en
nickel (9ème producteur mondial), cuivre, manganèse, chrome et zinc.
Argentine, Chine, Canada et Espagne sont aujourd'hui les principaux partenaires commerciaux de Cuba.
La situation politique
Cuba s'est doté d'une
nouvelle constitution depuis 1976, élaboré par le parti communiste et le gouvernement. L'île devient ainsi un Etat socialiste guidé par les principes du marxisme-léninisme. En 1992, des modifications lui sont apportées.
Fidel Alejandro Castro Ruz, chef du Gouvernement, Premier secrétaire du Parti communiste cubain, unique parti légal, et commandant en chef des forces armées, dirige la république socialiste de Cuba.
Son frère Raul est le dauphin désigné.
Le principe général essentiel de la politique du pays est l'affirmation du rôle dirigeant du parti communiste cubain.
L'organisation du pouvoir est divisée en quatre entités principales:
- le Poder Popular (Assemblée Nationale) est l'organe législatif. 589 membres.
- le conseil des ministres est l'organe exécutif.
- le conseil d'Etat exerce un pouvoir législatif et exécutif.
- la cour suprême est l'organe judiciaire.
Organisation Administrative :
L'île est divisée en 14 provinces et 169 « municipios »
1-Pinar del Rio
2-
La Havane
3-Ciudad Havana
4-Matanzas
5-
Cienfuegos
6-Villa Clara
7-Sancti Spiritus
8-Ciego de Avila
9-Camaguey
10-Las Tunas
11-
Granma
12-
Holguin
13-
Santiago de Cuba
14-
Guantanamo
L'Isla de la Juventud est considéré comme municipio especial.
Devise Nationale : La patrie ou la mort, nous vaincrons (Patria o muerte, venceremos)