la situation économique
Le
Sénégal est l'un des pays les plus aidés et l'un des plus industrialisés d'Afrique. Sa dette extérieure ne diminue pas pour autant et totalise plus de 3 milliards de dollars.
C'est un pays dit « en voie de développement » qui dispose de ressources parfois très mal exploitées.
Malgré une industrie importante concentrée sur la presqu'île du Cap Vert ( huileries, tissage, matériel de construction), le chômage ne recule pas. Le marché du travail est difficile à analyser car le pays compte énormément d'emplois non déclarés ( employés de maison, jardiniers). Le travail des femmes dans les champs ou encore celles qui vendent de l'arachide et autres marchandises au marché n'est pas recensé.
L'économie du pays s'oriente essentiellement autour de la pêche et de l'agriculture, secteur qui emploie plus des trois quarts de la population active. Les activités de pêche sont réparties dans une quinzaine de ports de pêche du pays ( vente de poissons, conditionnement ,séchage et fumage). Toutefois, les équipements de qualité manquent au pays. Les machines modestes des paysans servent à produire de l'arachide et du riz qui suffiront tout juste à leur consommation.
Les principales richesses naturelles proviennent du
phosphate de chaux et d'alumine dont il est le dixième producteur mondial, puis de
l'arachide. Certains révèlent la présence de pétrole au large de la Casamance et d'or dans le
Sénégal oriental. Ces richesses restent jusqu'à lors inexploitées.
Le tourisme représente la deuxième source de revenus du pays après la pêche et enregistre une recette de 120 millards de F CFA en 2000 avec un peu plus de 700.000 touristes en 2001. Un tourisme de masse s'est développé dans certaines régions avec la construction de complexes touristiques tandis qu'aux abords de la capitale se crée un tourisme d'affaires.
Le pays souffre du déficit généré par les importations notamment pour le riz dont 2/3 de la consommation doivent être importés. Les écarts entre exportations et importations ne suffisent pas à combler ce déficit.
Le FMI tend à prendre en charge le pays en incitant le gouvernement à privatiser certaines sociétés (télécommunications...) dans le but d'attirer des investisseurs étrangers. et afin de pousser le pays vers d'autres orientations économiques.
Les chiffres clés.
Agriculture :
Représente 20% du PIB ( produit intérieur brut)
Production de 883.000 tonnes de canne à sucre en 1996
Production de 816.000 tonnes d'arachide en 1996
Ressources naturelles :
Phosphate de chaux 1.384.000 tonnes,
Alumine 27.200 tonnes en 1996
Sel 113.400 tonnes en 1996
Tourisme :
769 489 visiteurs en 2005
120 milliards de F CFA en 2000
Dette du pays :
2.700 milliards de F CFA soit environ 4 milliards d'euros.
la situation politique
Indépendant depuis 1960, le
Sénégal est aujourd'hui une
démocratie et un Etat laïc. A sa tête, un
Président de la République élu au suffrage universel pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Succédant à Léopold Sédar Senghor, premier président de la République au
Sénégal, et à Abdou Diouf élu en 1981, ancien premier ministre de Senghor, c'est aujourd'hui
Abdoulaye Wade qui se trouve à la tête du pays. Elu une première fois en 2000, il a été réélu en 2007. Le Premier Ministre est nommé par le président. Pour constituer le gouvernement, il choisit les ministres dont la nomination est soumise à l'approbation du président. L'actuel
Premier Ministre se nomme
Cheikh Hadjibou Soumaré.
Le pouvoir législatif est détenu par 2 chambres. Le
Sénat, qui avait été supprimé par référendum en 2001, a été rétabli en 2007. Il se compose de 100 élus dont 35 ont été élus au suffrage indirect dans les départements et 65 seront désignés par le chef de l'Etat. L'
Assemblée Nationale quant à elle est constituée de 150 députés élus au suffrage universel direct pour une durée de 5 ans. En 2007, la coalition présidentielle a largement remporté les élections législatives. Cependant, seul un tiers des électeurs s'étaient rendus aux urnes, en grande partie à la suite d'un boycott initié par l'opposition.
En ce qui concerne le
pouvoir judiciaire, l'ancienne Cour Suprême a été supprimée en 1992. Désormais, 3 organes spécialisés ont pris sa place :
la Cour de Cassation, le Conseil d'Etat et le Conseil Constitutionnel, similaires aux institutions du même nom en France. Les magistrats sont nommés par le Président.