Guide voyage Sénégal

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Population et langues
La population sénégalaise est extrêmement difficile à recenser car certains peuples sont en mouvement constant. En 2001, on comptabilisait 9,8 millions d'habitants. C'est un pays jeune dont 50% de la population a moins de 20 ans. Les gens vivent en milieu rural plutôt que dans les grandes villes. La capitale, quant à elle, rassemble plus de 2,5 millions d'habitants. Au Sénégal, on dénombre plus d'une vingtaine d'ethnies. A l'intérieur d'un même groupe, on observe des sous-groupes avec des langues différentes. Le paysage social sénégalais est à la fois complexe et intéressant puisqu'il se caractérise par des peuples distincts, des religions et des traditions différentes.
Le Sénégal est peuplé de Peuls, de Wolofs, de Toucouleurs, de Sarakolés, de Lébous, des Sérères, de Mandingues, de Niaks, de Baïnouks en Casamance, des Diarankés au Sud Est, de Niominkas dans le Siné-Saloum et d'autres ethnies aborigènes.

Les Peuls
Tribu nomade, les Peuls sont rassemblés sur l'ensemble du pays et en particulier à l'Est et dans les régions désertiques. Ils représentent 5% de la population. Pour expliquer leur apparition, qui reste une énigme, on raconte plusieurs histoires. Certains disent qu'ils descendraient de mercenaires romains égarés dans le désert du Sahara alors que d'autres leur trouvent des ressemblances avec les guerriers Massaïs du Kenya. L'arrivée des Peuls en terre sénégalaise daterait du XIe siècle lors de la construction de l'empire Tekrour par les Toucouleurs. Leur activité principale est l'élevage; ils vouent une véritable vénération au bétail qui donne lieu à des fêtes et des rites religieux. Ce peuple métissé s'est converti à l'islam alors qu'au départ ils y étaient réfractaires. Les Peuls ont fortement contribué au développement de l'Islam dans le pays.

Les Toucouleurs
Peuple nomade comme les Peuls, les Toucouleurs résident dans la Vallée du fleuve Sénégal et dans l'Est du pays. Ils représentent 10% de la population. Ils sont connu pour être de grands guerriers et furent jadis sous l'influence du puissant El Hadj Omar Tall. Ce dernier voulait répandre l'Islam par tous les moyens. Il avait organisé la guerre sainte qui débuta dans la région du Ferlo puis s'étendit au centre du territoire, en Gambie, en Casamance , au Mali et en Guinée, faisant ainsi fuir les autres peuples.
Les Toucouleurs s'investissent dans la vie économique du pays, ils possèdent des boutiques et de multiples dibiteries.

Les Wolofs
Au Sénégal, ils sont majoritaires puisque l'ethnie regroupe, à elle seule, plus de 30% de la population. Cette position leur a permis de dominer et d'imposer leur langue à tous. Les Wolofs sont présents dans le nord du pays, les secteurs urbanisés, dans les villes de Dakar, Touba, Thiès, dans la région du Siné Saloum et également du coté de Tambacounda dans la région du Sénégal oriental. Selon les traditions, c'est un peuple cultivateur qui produit essentiellement de l'arachide. Les Wolofs bâtissent l'Empire Djolof dans la partie centrale du Sénégal au XIVe siècle ce qui facilitera leur expansion. Cette ethnie rassemble, pour la plupart, des Talibés de la confrérie Mouride. A l'origine , les Talibés étaient des élèves de l'école coranique ce qui explique que les Wolofs soient à 90 % musulmans.

Les Lébous
Souvent associés aux Wolofs, les Lébous sont des membres de la confrérie Layène. Ils résident en majorité dans la presqu'île du Cap Vert, à Rufisque et à Kayar. Ils pratiquent l'art de la pêche artisanale dont on leur reconnaît un véritable savoir faire et parlent un dialecte Wolof. En terre Lébous, les décisions du groupe et les pouvoirs reviennent aux anciens.

Les Sérères
Représentant environ 17% de la population, ils sont répartis sur la petite côte et dans les villes de Fatick et Kaolack. Certains d'entre eux cultivent le mil, l'arachide et le riz alors que d'autres font partie de la haute société et occupent des postes de dirigeants et des postes administratifs. Pour la plupart musulmans, les Sérères constituent également la seconde communauté catholique du Sénégal.

Les Mandingues
Comme les Bambaras, les Malinkés découlent de l'ethnie des Mandingues. On les retrouve dans la région du Sénégal oriental et en Casamance. Attirés par la sorcellerie, les Malinkés s'improvisent « diseurs de bonne aventure » et sont réputés dans le pays. Les Bambaras, quant à eux, résident principalement au Mali. Quelques uns vivent au Sénégal dans la région de Tambacounda. Les Mandingues sont musulmans et ont fortement participé au développement de l'Islam.

Les Diolas
Les Diolas sont subdivisés en sous-groupes répartis en Casamance et regroupent 9% de la population du Sénégal. Les Floups d'Oussouye sont considérés comme l'ethnie la plus populaire. Ils parlent le dialecte Fogny et ont pour activité principale l'agriculture. Repoussant l'Islam, les Diolas se tournent vers le christianisme. La forêt et les bolongs tiennent une place importante chez les Diolas car ils s'y réfugiaient pendant les combats. On peut ainsi dire qu'ils en connaissent les moindres recoins.

Les Bassaris
Ils font partie d'une ethnie aborigène rare. Ils sont retranchés dans les montagnes et leurs villages sont difficilement accessibles. On les trouve dans le Sud du Sénégal oriental et dans la région de Tambacounda ( dans le quartier de Gourel Diadji et à la Médina Koura dans le quartier Ponang). Ils pratiquent la chasse et sont des apiculteurs expérimentés. Les Bassaris ont su conserver leurs coutumes et leurs valeurs traditionnelles malgré les influences extérieures. L'éducation des jeunes enfants occupe une place importante chez ce peuple. L'ethnie est organisée en classes d'âge. Pour passer d'une classe à une autre il faut honorer un rituel précis. Ce passage va durer environ six ans. Les filles et les garçons sont séparés et envoyés dans des cases, des centres ou ils vont commencer leur apprentissage. Les anciens leur inculquent les valeurs rattachées au peuple Bassari telles que le travail en collectivité et l'entraide.

Les Sarakolés
Cette communauté est aussi appelée « les Soninkés ». Ils sont en minorité et ne représentent que 3% de la population. Les Sarakolés étaient les principaux occupants de l'empire du Ghana. Ils sont regroupés à l'Est et le long du fleuve Sénégal, dans des villes telles que Bakel, Diawara et Waoundé.







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