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La fréquentation de la Casamance a fortement diminué depuis plusieurs années, plus précisément la zone entre la Guinée-Bissau et le fleuve Casamance. La situation géographique particulière de la région, enfermée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, a été le refuge d'un mouvement rebelle. En 1997, les mines anti-personnel disséminées ici et là ont fait un nombre considérable de morts et de blessés. Des problèmes surgirent sur la parcelle du territoire située entre Ziguinchor et le Cap Skirring laissant la région dans une situation instable et inquiétante. En décembre 2004, pour mettre un terme aux conflits et aux souffrances de la population casamançaise, le gouvernement de la république du Sénégal et le mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) ont signé un accord de paix qui prévoit la libre circulation des personnes et des biens en toute sécurité et la cessation de toute lutte et violence de la part des forces démocratiques de la Casamance. La signature de cet accord laisse entrevoir des jours meilleurs et un retour à la paix en territoire casamançais. Cependant, après des affrontements en 2006 non loin de Ziguinchor impliquant des factions rebelles du MFDC, les autorités ont fermé à la circulation les routes nationales 4 et 5 reliant Ziguinchor à la frontière gambienne entre 19h et 10h du matin.
La Casamance est la région la plus au sud du Sénégal et s'étend sur 29.000 km2. Aussi appelée « le grenier du Sénégal », le territoire est marqué par des rizières, des pluies abondantes, le fleuve Casamance qui le traverse, des terres fertiles. La Casamance offre de nombreux attraits : le climat tropical assez doux, la splendeur des paysages, l'authenticité et la richesse du patrimoine Diola, et la pratique de la pêche sportive.
On différencie la haute Casamance à l'est, de la basse Casamance à l'ouest.
Histoire de la Casamance
Les Mandingues expulsent les Diolas de l'empire du Mali au XIV ème siècle. Ces derniers s'installent le long du fleuve Gambie puis se dirigent vers le fleuve Casamance, plus au sud.
Les Portugais atteignent le sud du pays après avoir résidé dans la presqu'île du Cap Vert et sur l'île de Gorée.
En 1645, le portugais Gonçalo Gamboa Ayale ouvre le premier comptoir à Ziguinchor qui débouchera sur l'exploitation et le commerce des esclaves. Ce n'est qu'en 1836 que les Français s'intéressent à Karabane et aux transactions commerciales qui fleurissent dans le pays. Ils créent deux ans plus tard un comptoir à Sedhiou et exploitent l'arachide et le caoutchouc. Confrontés à la domination coloniale, les ethnies Mandingues et Diolas se révoltent et prennent d'assaut Karabane en 1858.
Les années suivantes, les colonisateurs se livrent à une concurrence féroce, les comptoirs passent d'une main à une autre. En 1861, la présence française sous les ordres d'Emile Pinet Laprade se fortifie en Casamance. En 1889, les Portugais, les Anglais et les Français signent des accords qui délimitent les frontières de la Guinée portugaise, de la Gambie britannique et de la Casamance.
D'un point de vue commercial, la zone maritime est idéale et attire de grandes entreprises qui s'y installent.
Les Sénégalais qui cultivaient jusqu'alors le riz pour se nourrir, se retrouvent dans l'obligation de produire de l'arachide avec laquelle ils paient leur impôt.
En 1907, Ziguinchor succèdent à Karabane et devient le principal chef lieu de la Basse Casamance.
En 1912, la France partage le territoire en trois: la basse Casamance occupée par les Diolas et les Bainuks à Ziguinchor, la moyenne Casamance peuplée par les Mandingues et les Balantes à proximité de Sédhiou et la haute Casamance occupée par les Peulhs autour de Kolda.
Les Diolas continuèrent leur bras de fer contre la colonisation jusqu'en 1914.Ils refusent toujours de cultiver l'arachide et de s'acquitter de l'impôt.
Le roi M'Lomp et Aline Sitoé Diatta, tous deux à la tête de l'opposition sont emprisonnés entre 1942 et 1943.
Le 4 avril 1960, le Sénégal déclare son indépendance.
Les Casamançais, sous le contrôle du gouvernement en place, revendiquent toujours leur indépendance. Ils désapprouvent les orientations du gouvernement qui, selon eux, favorise le développement des territoires au Nord du pays. Les manifestations orchestrées par les Diolas dégénéraient la plupart du temps. Le mouvement revendicatif des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) se crée au début des années 1980.
Les années de 1980 à 1983 ont été laborieuses, les autorités sénégalaises essayèrent de maintenir l'ordre dans la région.
Une longue période va s'écouler pendant laquelle les Casamançais vont être partagés entre pacifisme et rébellion.
Le mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) se résigne finalement à réclamer l'indépendance de la région.
Pour mettre fin aux conflits, le gouvernement et le mouvement des forces démocratiques de la Casamance annoncent un accord de paix qu'ils signeront en décembre 2004.
Les Casamançais
Ils sont 55.000 à vivre sur le territoire Casamançais. On trouve plusieurs ethnies, dont principalement les peuples Diolas, Mandingues et Peulhs mais aussi les Baïnuks, les lébous, les Sérères, les Balantes et les Bandjaks.
Les Baïnuks et les Mandingues occupent la partie située à l'Est du fleuve Casamance et la cote Ouest près de Kafountine. Les Diolas et les Sérères quant à eux vivent dans la zone la plus à l'Ouest du fleuve Casamance et pratiquent le christianisme.
Traditions Diolas
Les Diolas accordent une importance singulière à la terre et à la nature. En majorité chrétiens, ils honorent les valeurs et les traditions de leurs ancêtres. Par le passé, ils étaient tous animistes (une âme réside dans chaque élément de la nature). Ils croient en Ata Emit, dieu créateur de l'univers à qui ils s'adressent par l'intermédiaire des Boekings (génies) pour protéger leurs terres et leurs descendants. Les cérémonies ont lieu dans les bois sacrés et s'accompagnent de prières et d'offrandes. Les événements extérieurs, favorables ou non, sont interprétés comme l'immixtion des esprits.
L'institution traditionnelle s'appuie sur le savoir des anciens. La société s'organise autour de la filiation et de l'instauration de classes d'âge. Le Bukut, rituel d'apprentissage, permet aux enfants de rejoindre le monde des adultes. Les valeurs telles que le respect des anciens, de la famille et des règles de la tribu sont enseignées aux plus jeunes. On leur apprend les chants, les grands principes religieux ainsi que la signification des cérémonies.
Les cérémonies d'initiations des femmes sont différentes, le Kanébo permet aux jeunes mères de rejoindre les femmes prêtresses et d'honorer le fétiche Ehunia.
LA BASSE CASAMANCE
Le contraste avec le Nord du pays est impressionnant, la basse Casamance offre des paysages très riches: bolongs, cocotiers le long des plages, forêts verdoyantes et d'immenses fromagers qui abritent les villages. La majeure partie de la population est chrétienne. Vous croiserez surtout des Diolas même si les ethnies présentes dans la zone sont deux fois plus nombreuses que dans le Nord du Sénégal.
ZIGUINCHOR
Ville administrative de la Casamance et ancienne cité coloniale, Ziguinchor, aux premiers abords, n'est pas très attrayante. L'atmosphère est plutôt calme pour une cité qui servait de passage aux négociants et aux touristes qui venaient s'y retirer quelques jours. Ziguinchor est une ville africaine typique comme on en trouve dans le reste du pays avec un centre et des quartiers pittoresques étendus (Lindiane, Colobane, Escale, Santhiaba...). Un air de mélancolie flotte au-dessus de Ziguinchor, longtemps boudée par les visiteurs, la clientèle se fait de plus en plus rare, la vie économique a perdu de son intensité et malgré cela les hôteliers ne relâchent pas leurs efforts. Pendant les fêtes traditionnelles, Ziguinchor retrouve un regain de dynamisme.
A savoir :
Le marché artisanal de Ziguinchor n'est pas l'un des plus intéressants et les prix des objets sont deux fois plus élevés qu'à Dakar.
A voir, à faire :
La cathédrale : L'architecture du bâtiment n'a rien d'exceptionnelle mais les messes Diolas au rythme des percussions valent vraiment le coup d'oeil.
Alliance Franco-sénégalaise : L'Alliance, construite entre 1994 et 1998, propose des activités éducatives et culturelles. L'architecture du bâtiment s'inspire des cases à impluvium Diola qui servaient à recueillir l'eau. La décoration intérieure est superbe : motifs géométriques inspirés des pagnes et des bâtons de circoncision Diola, reproduction de peintures murales anciennes, murs parés d'ornements traditionnels puisés dans la tradition casamançaise et sénégalaise.
Quartier Nema, ouvert de 9h à 12h30 et de 15h à 18h30. Fermé le dimanche. Tél : 991-28-23
La bijouterie de Madame Lam : A l'entrée du marché artisanal, on ne s'attend pas à trouver une boutique aussi classe. Madame Lam propose des bijoux originaux en or ou argent.
Où manger ?
Le Chawarma du port : Face au port de Ziguinchor, il est ouvert jusqu'à 2h du matin. Vous y mangerez des chawarmas et sandwichs.
Le Walkunda : A proximité de la place Jean Paul II, endroit agréable où l'on déguste des plats succulents à des prix très raisonnables. Cuisine variée, internationale et sénégalaise. Comptez 4000 F CFA. Petite terrasse sympathique pour boire un verre. Tél : 991-18-45.
Le Tourisme : En centre ville, le restaurant propose une carte variée, des plats sénégalais savoureux et des pizzas. Tél : 991-22-23
Le P'tit Bedon : On vous le conseille vivement, c'est l'un des meilleurs restaurants du coin. Le chef, Jo, propose une cuisine gastronomique. L'endroit est réputé et rassemble une clientèle d'habitués. Compter 7000 F CFA
Fermé le lundi. Avenue Emile Badiane. Tél : 991-26-53
Où sortir ?
Le Rubis : C'est l'ancien Katmandou. Tous les branchés de Ziguinchor s'y retrouvent pour passer des nuits folles. Avenue du Général de Gaulle.
Le Bombolong : L'établissement fait le plein tous les week-ends. Bonne ambiance africaine.
Tél : 991-80-01
AFFINIAM
Vous atteindrez Affiniam en pirogue et après une petite marche sur une terre aride. Le village authentique, bordé par les bolongs, parsemé de cultures et abrité par de grands fromagers, s'étend sur plusieurs kilomètres de verdure. De superbes balades sont à faire dans les environs, vers le barrage chinois et l'île aux oiseaux. Le lieu est propice à l'exploration de la faune et de la flore< et à la compréhension du mode de vie des habitants. Les villageois ont un sens incroyable de la débrouillardise. Ils utilisent les richesses naturelles comme ressources et arrivent à créer des choses étonnantes.
A voir :
Le barrage chinois : Dans le but de préserver les rizières, d'irriguer les terres et d'empêcher l'écoulement du sel dans le fleuve lors de fortes marées, des ingénieurs ont construit un énorme barrage.
L'île de Djilapao : Petit village de pêcheurs paisible, entièrement reculé dans un paysage naturellement riche où les habitants vivent librement de la pêche et des cultures. La maison de Jean est la grande curiosité du coin. Il a construit une case à étages en terre et argile et il a réalisé plusieurs sculptures impressionnantes et tableaux qui ornent les murs de sa bâtisse.
THIONK ESSYL
C'est un village tranquille divisé en une multitude de quartiers avec, d'un coté le village traditionnel et de l'autre coté, d'autres quartiers mieux lotis. On y rencontre des villageois fort sympathiques qui vous racontent l'origine du nom donné au village.
BIGNONA
Ville étape sur la route qui mène à Banjul, Bignona ne présente pas d'intérêt majeur si ce n'est pendant les festivités casamançaises comme le beweng (rituel de la mise en grenier des récoltes) ou le « zulane » qui célèbre le Roi d'Oussouye.
A faire :
Au départ de Bignona, balades à travers la forêt classée des Kalounayes et, à quelques kilomètres, vers les villages de Marsassoum et Koubanao.
Où manger ?
Le jardin : Bar-restaurant en centre ville, à proximité du collège René Coly. Ambiance conviviale, personnel souriant, cuisine variée. Au menu : plat du jour sénégalais, huîtres de palétuviers, crevettes. Prévoir moins de 5 000 FCFA.
BAÏLA
Sur la route qui mène aux belles plages de Kafoutine et d'Abéné, Baïla, anciennement appelée Banerin, a été renommée Baïla ( vainqueur) par les combattants Mandingues. Baïla est très peu visitée car la route qui conduit au petit village isolé est en très mauvais état. Les balades dans le village vous guideront certainement jusqu'au fromager sacré vieux de quatorze siècles.
DIOULOULOU
Village étape sur la route entre Bignona et Kafoutine, Diouloulou est au croisement de la route goudronnée qui vous emmène vers les plages et celle en direction de la Gambie.
ABENE
Le village traditionnel d'Abéné bénéficie d'une température agréable et d'une belle plage. Un tantinet plus calme que Kafoutine, Abéné se caractérise par un brassage ethnique de Diolas issus des îles Karones et une population Mandingue. Le grand festival culturel d'Abéné a lieu tous les ans en fin d'année. Il rassemble des artistes sénégalais, gambiens, guinéens et attire de nombreux visiteurs européens. Vous aurez l'occasion de découvrir les performances artistiques des différentes ethnies, de comprendre le mode de vie et la culture des casamançais et de vous initier aux danses et percussions traditionnelles.
L'immense fromager vieux de plusieurs siècles occupé par les singes vaut également le coup d'oeil.
KAFOUTINE
Kafoutine est un village de pêcheurs bordé par des filaos. Idéal pour les touristes qui recherchent le repos et la tranquillité. De nombreux campements ont vu le jour en bordure de plage mais le lieu est encore préservé. L'endroit est connu pour sa proximité avec les superbes îles Karones recouvertes d'une nature exubérante et de mangroves. C'est sur ces îles que poussent en grande quantité des substances pas très licites tel que le cannabis.
En soirée, les habitants des villages voisins se déplacent jusqu'à Kafoutine pour boire un verre ou faire la fête.
A voir :
Le Bateau-Batik : Lieu de rencontres et d'échanges, atelier de production de tableaux et d'artisanat (tissus et vêtements), le Bateau-Batik initie les visiteurs aux techniques de confection de batik. Face à une vieille épave, à 5 minutes de la plage de Kafoutine en plein coeur d'une végétation tropicale riche. Compter 3 000 F CFA pour une heure de cours. Tél. : 936-96-20
Le centre artisanal : En se dirigeant vers la plage, boutique d'artisanat (batik, djembé) en bord de route.
A faire :
Excursion jusqu'à la presqu'île aux oiseaux et la réserve ornithologique de Kassel.
Où manger ?
Le Couleur Café : Petit endroit sympa où l'on peut déguster un plat traditionnel pour pas grand chose. Plat du jour à partir de 1 000 F CFA. Tél : 936-95-20
Où sortir ?
Le Black and White : La salle des fêtes du village se transforme en véritable boite de nuit et attire une clientèle assez jeune. A proximité du petit marché.
CAP SKIRRING
Les plages du Cap Skirring sont réputées pour être les plus belles du pays mais aussi celles les plus fréquentées de Casamance. Immenses plages bordées de cocotiers à perte de vue, le Cap Skirring communément appelé le « Cap » par ses habitants, est avant tout une station balnéaire agréable. Vous n'y apprendrez pas grand chose sur la culture casamançaise.
Si vous avez eu votre dose de farniente et que vous souhaitez voir autre chose, n'hésitez pas à négocier une demi-journée de pêche avec les pêcheurs, cela se révèlera être un moment fascinant.
Où manger ?
La Paillote : Assez classe, cuisine raffinée servie sur la terrasse face à la mer. Cadre idyllique pour une soirée en amoureux. Service de qualité. Le restaurant accueille des groupes de danse et de musique africaine tous les soirs.
Tél : 993-51-76
Chez Rémi : Bar-restaurant populaire situé à l'entrée du village de Kabrousse. Ambiance décontractée.
Où sortir ?
Kassoumaye night club : A proximité du village artisanal, boite à la mode connue par tous les fêtards. Très bonne ambiance. Jetez un coup d'oeil sur les murs, des peintres locaux ont réalisé la décoration (peintures murales).
Les Palétuviers : Discothèque mitoyenne à l'hôtel du même nom, plus sympa le week-end qu'en semaine. Grande salle de danse, écran géant, entrée gratuite tous les soirs sauf soirées spéciales. Tél : 993-52-10
KABROUSSE
A trois kilomètres du Cap Skirring, le village typique de Kabrousse, frontalier avec la Guinée Bissau, est situé entre mer et fleuve. Les 6 000 habitants, en grande majorité animistes, organisent régulièrement des fêtes et luttes authentiques (mariages, naissances). L'histoire nous ramène aux origines de Kabrousse et à la légende de la reine Aline Sitoé Diatta qui, guidée par des voix et des visions, lutta contre le pouvoir colonial. A la tête du mouvement de résistance, elle proteste contre le paiement de l'impôt, la culture de l'arachide imposée par les colons et prône le retour aux valeurs anciennes et à l'égalité hommes-femmes. Elle finira par mourir d'un scorbut en 1944 après une guerre acharnée.
DJEMBERENG
Joli village côtier à 10 km au Nord du Cap Skirring, Djembereng est encerclé par de gigantesques fromagers. Les villageois vivent de manière traditionnelle, ils récoltent du vin de palme et cultivent le riz. Plage magnifique, superbes balades vers les villages de Bouyouye et Nikine et à pied en partant du Cap Skirring vers Djembereng en empruntant la piste ou en longeant la plage.
A voir :
La messe Diola le dimanche, très animée, choeurs magnifiques.
KARABANE
Autrefois le « Joola » assurait la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor via l'île de Karabane et il était emprunté par de nombreux banas-banas venus revendre leurs marchandises au marché. Depuis le naufrage, en 2002, l'île n'étant pas accessible par la route, l'Omega a pris le relais.
Dans l'estuaire du fleuve Casamance, l'île de Karabane est un banc de sable parsemé de palétuviers, fromagers et cocotiers. Premier comptoir français, Karabane fut également la capitale de la Casamance il y a près d'un demi-siècle. Si l'on va à Karabane, c'est certainement pour l'atmosphère du lieu que l'on dirait perdu au milieu de nulle part, ici c'est le calme plat, pas de voiture, pas de route ni même d'électricité, le temps semble s'être arrêté. On aime l'île pour ce qu'elle dégage, on y perçoit une petite agitation qui prend la forme de frémissements. Le village a des airs de petit paradis. Les Carabanais, Diolas du Kassa et agriculteurs pour la plupart, accordent de l'importance à la terre et ont conservé leurs croyances ancestrales animistes.
De belles balades sur l'île à la découverte des monuments historiques: l'église bretonne, le vieux cimetière colonial et l'ancienne prison des esclaves. L'île dispose également d'une magnifique plage déserte.
M'LOMP
Tout le monde vous dira que les principaux attraits de M'lomp sont les cases à étages disséminées ici et là dans le village. Pour dire vrai, il n'y a pas autant de cases à étages que l'on serait amené à le croire. Les Diolas, connus pour l'architecture traditionnelle de leur habitation, rusent d'ingéniosité et émerveillent par leur talent (colonnes en terre incrustées de gravures et de dessins peints). M'lomp, c'est aussi un village ombragé d'immenses fromagers aux racines exubérantes qui lui confèrent un caractère paisible.
OUSSOUYE
A 40 Km de Ziguinchor, Oussouye est la capitale de la région du Kassa et le chef lieu du département. Les forêts touffues, recouvertes d'énormes fromagers et manguiers renferment de nombreux lieux sacrés animistes.
Une fois par an, juste avant la saison des pluies, les habitants d'Oussouye et des villages environnants se réunissent en l'honneur du chef du royaume. Personnalité énigmatique vêtue de rouge et munie d'un bâton en paille, chef politique et guide religieux, il organise aussi la vie des villages, planifie les cérémonies et les rites sacrés. Une semaine entière est consacrée aux festivités : tournois de lutte traditionnelle, danses et chants.
A voir, à faire :
Les cases à impluvium de l'île de Eloubaline.
Le parc national de la Basse Casamance: 5 000 ha de forêt, une des plus denses du Sénégal avec ses manguiers, irokos et fromagers. Panthères, servals, buffles, phacochères, singes, hippopotames, reptiles et de nombreuses espèces d'oiseaux y cohabitent. Sur la route de Kabrousse, à 10 Km d'Oussouye. Un endroit magnifique qui fait penser aux forêts Sierra Leonnaise, un coin de paradis qui vous plonge dans une ambiance résolument différente de ce que vous allez voir au Sénégal. Sûrement une des plus grandes merveilles proposées par la nature au Sénégal avec le Niokolo, le Badiar et le Parc du Djoudj.
LA HAUTE CASAMANCE
La Haute Casamance est une région peu fréquentée des touristes excepté pour ceux qui apprécient la chasse. Les routes sont infernales, à en décourager plus d'un, et pendant l'hivernage, les pistes sont quasi impraticables. La région, plus à l'Est, se distingue de la Basse Casamance par un paysage de savane forestière. Vous rentrez dans les terres où règnent les cultures du coton, du mil, et de l'arachide.
KOLDA
Le passage à Kolda n'est pas essentiel. Cette grande ville de 60 000 habitants découpée en multiples quartiers ne présente pas un grand intérêt pour le visiteur si ce n'est pour ceux qui souhaitent faire une courte pause sur la route qui mène de Tambacounda à Ziguinchor. Cette région est surtout une zone de chasse mais on peut également y voir des usines d'égrenage de coton. Sur place, vous trouverez de nombreux services : poste, restaurants, magasins. Vous pourrez également visiter les vestiges de châteaux et de palais représentant l'histoire de la région et constater le melting-pot ethnique de la ville où se regroupent Joolas, Peulhs, Wolofs, Mandingues...
Vous pourriez partir à la découverte du superbe parc national du Niokolo Koba en partant de Kolda mais l'état des routes est tellement désastreux qu'il vaut mieux y renoncer.
SEDHIOU
Plus proche de Ziguinchor que Kolda, Sedhiou est une petite ville qui mérite qu'on lui accorde un peu de temps. La vue du fleuve Casamance qui traverse la ville au petit matin, le style de ses bâtiments, son côté historique, la verdure et les rizières présentes aux alentours peut enchanter le touriste passé par là par hasard.
La dimension culturelle est importante à Sedhiou qui est aussi un carrefour entre différentes ethnies. La ville organise ainsi régulièrement « Les journées culturelles de Sedhiou », événement qui est une occasion pour le rassemblement de nombreux participants venus de toutes parts et qui reflète la richesse et la pluralité de son patrimoine culturel et ethnique.
VELINGARA
Velingara est surtout une ville étape entre Tambacounda et Kolda, peuplée principalement de Peulhs et de Mandingues. C'est une localité qui possède un certain dynamisme au niveau du commerce des produits agricoles régionaux. Malgré cela, Velingara reste une cité rurale assez pauvre et ne constitue le plus souvent qu'une base pour la visite de Basse-Santa-Sù en Gambie.
A noter que la ville est construite au centre d'un cratère de 48 km de diamètre causé par une météorite et qui date de plusieurs millions d'années. Certaines ballades valent le coup d'oeil dans les environs spécialement pour les différentes espèces d'oiseaux que l'on peut apercevoir.
MEDINA GOUNASS
Ville sainte, très pauvre et ne bénéficiant pas d'une bonne réputation, Medina Gounass a longtemps été le repère des braconniers, protégés dans le temps par des marabouts influents qui trouvaient ainsi une source de revenus non négligeable. Les problèmes de l'eau et de la misère sont aujourd'hui les principaux fléaux contre lesquels la ville doit lutter.
Le principal attrait de cette ville réside dans son côté religieux avec notamment la grandiose mosquée de Medina Gounass.
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