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La Digue   |   Mahe   |   Praslin

La Digue

Découverte par Lazare Picault en 1744, La Digue ne fut pas considérée comme terre promise par les premiers colons qui la délaissèrent pendant longtemps au profit de ses voisines. Colonisée tardivement et progressivement, elle a ainsi conservé un caractère authentique et préservé. Troisième île de l'archipel par sa population et quatrième île granitique par sa taille, La Digue, est un peu la campagne seychelloise. Moins touchée par la modernité, on s'y déplace encore majoritairement de façon non motorisée : char à boeufs, bicyclette, et marche sont les moyens les plus usités pour la parcourir. Une vie calme et nonchalante pour un peuple tranquille et souriant. L'agitation humaine diguoise est principalement concentrée autour des petits villages de La Passe et Anse La Réunion sur la côte ouest ; le reste de l'île reste sauvage et très peu peuplé.

LA PASSE - ANSE LA REUNION

On débarque à La Digue au milieu du va-et-vient des bateaux et pêcheurs dans le charmant port de La Passe, sur la côte ouest de l'île. Au centre bourg se sont établis quelques commerces, un bureau de poste, des cybercafé et deux banques ainsi que l'office du tourisme et plusieurs agences de location de bicyclettes. L'Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption qui se dresse à l'entrée du Village fut édifié en 1897 par deux religieux français.
S'étendant un peu plus au sud, le long d'Anse La Réunion, le deuxième village principal est une petite bourgade comptant quelques sympathiques boutiques, une banque, des loueurs de vélos et de très bons restaurants.

A voir, à faire :

- Location de bicyclette
- Shopping :
Barbara Jenson Studio, Anse La Réunion
Green Gecko Gallery, Anse La Réunion
Kiosques, La Passe
Kokosye, La Passe
Kreolor, La Passe
La Passe Store, La Passe

SUR LES TERRES

Union Estate

Ancienne cocoteraie, l'Union Plantation Reserve offre une balade très agréable et fort intéressante au gré de plantations et de bâtisses converties en musée. Vestiges de l'époque coloniale, cocotiers, bananiers et autres lianes de vanille côtoient l'huilerie retraçant les étapes de transformation du Coprah et le moulin dont la meule est inlassablement entraînée par un boeuf, extrayant ainsi l'huile de coco. Dans le cimetière colonial où reposent les premiers habitants de La Digue, la végétation semble avoir repris se droits sur l'homme et la pierre, laissant tout de même apparaître ici et là des noms aux sonorités françaises. Au chantier naval, les barques de pêche sont creusées dans les takamakas. La maison de planteur, désormais propriété du président de la république des Seychelles, trône majestueuse au coeur du domaine. Dominant ce petit bout de territoire où les premiers diguois s'étaient affairés à exploiter leur environnement naturel, une tour de granit que l'on ne doit qu'à la seule main de l'érosion, s'élève au dessus des toits et des palmiers, veillant paisiblement les alentours. Au pied de cette « Giant Rock », un enclos abrite une quinzaine de tortues géantes.

A voir, à faire :

- Kreol Art Collections

La Veuve Nature Reserve
Cette réserve naturelle doit son nom à un petit oiseau endémique de l'île, le tchitrec ou gobe-mouche noir du paradis, aussi appelé « veuve ». La création de cette réserve a en effet permis de sauver cette espèce menacée, devenue alors l'emblème de La Digue. La Veuve Nature Reserve permet ainsi d'observer ce séduisant spécimen ornithologique, mais est aussi connue pour abriter deux des trois espèces de tortues d'eau douce fréquentant l'archipel. Balades et randonnées à travers cette petite forêt raviront les amoureux des immersions en plein coeur de la nature.

Nid d'Aigle
Voilà une belle randonnée à travers les monts de La Digue pour un spectacle panoramique qui se mérite. Première étape : gravir la pente raide qui mène au belvédère de Bellevue, prélude visuel à la vue que l'on a depuis le sommet. Ensuite, ascension du point culminant de l'île (333 m d'altitude) en empruntant un chemin de terre. La récompense : un magnifique panorama sur l'île et ses voisines, dans un océan mêlant à loisir les turquoise et les bleu marine.

LES LITTORAUX

Anse Source d'Argent est en quelque sorte la soeur diguoise d'Anse Lazio. Réputée pour être la plage la plus photographiée au monde, il est vrai qu'elle est magnifiquement pittoresque et photogénique. On dirait un décor, une illusion. Avec ses rochers si parfaits, son sable d'un blanc immaculé, ses cocotiers s'inclinant vers les eaux aux mille reflets bleutés, elle semble être le fruit de l'imagination d'un peintre surréaliste. Ce petit bout de paradis se prête à merveille au snorkeling et à la baignade.

Pour ce qui est de l'intimité en terrain idyllique, on préfèrera Grand'Anse, somptueuse et sauvage. Peu ombragée, bercée par une houle beaucoup plus tumultueuse, elle est bien souvent délaissée par les groupes de touristes venus passer seulement une journée sur La Digue, faisant ainsi le bonheur de ceux souhaitent savourer en toute tranquillité ces lieux magiques. Attention toutefois à l'océan mouvementé qui pourrait gâcher ces instants de purs bonheur si l'on n'adopte pas la plus grande vigilance.

Encore plus retirée et par conséquent idéalement authentique et intacte, Anse Cocos s'étire en secret à l'abri derrière une couronne de cocotiers, à 30 minutes à pieds de Grand'Anse.
Entre Grand'Anse et Anse Cocos, Petite Anse est une charmante crique, moins sensationnelle que ses voisines, mais très peu fréquentée.

Pour la baignade, on remontera vers le Nord. Anse Patate est certainement la plage qui s'y prête le mieux. Munis d'un masque et d'un tuba, elle promet aussi de sympathiques trouvailles.








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