Séjours et voyages sur mesure au Sénégal

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Le Centre et la région du Ferlo

C'est une partie peu visitée du Sénégal, entre désert dunaire et brousse. Le Ferlo est en voie de désertification à cause d'une chaleur insupportable, de la sécheresse qui frappe la région et de l'Harmattan (un vent de sable chaud provenant de la Mauritanie). On y trouve tout de même des forêts de baobabs et de rôniers. L'agriculture et l'élevage sont les deux activités dominantes du Sahel. Ainsi on peut croiser des Peuls et leurs troupeaux de zébus et parfois de chevaux qui vont s'abreuver jusqu'au fleuve Sénégal.

La principale ressource minière du pays est à l'heure actuelle la mise à profit des phosphates et de l'alumine de la région de Thiès. Les habitants du Ferlo sont certainement les plus accueillants et les plus chaleureux du Sénégal. Malheureusement pour la région, ils ont commencé à fuir cette zone et les premières sécheresses dès les années 80. Mais le chômage et le peu de dynamisme de la région sont aussi des facteurs qui jouent dans le dépeuplement du Centre du Sénégal.

Histoire : Anciennement territoire wolof, la région du Ferlo réunnissait le Kayor, le Walo, le Djolof, et le Baol en un seul état au 16eme siècle. Mais 100 ans plus tard, sous les pressions des différents peuples concernés par ce territoire puis surtout par la colonisation française, cet état éclata et forma les 4 territoires précédemment cités.

BAMBEY

Très peu animée, bambey survit principalement grâce à ses commerces et à la cuture du mil, de l'arachide, du maïs et de la canne à sucre, réalisés dans les environs. Mais c'est surtout grâce aux chercheurs internationaux de l'ISRA et leur complexe situé à 3 km de la ville et qui offre attractions et loisirs aux passants et habitants que la ville doit son importance.

DIOURBEL

Ville commerçante de moins de 40 000 habitants, longtemps considérée comme la capitale de l'arachide, Diourbel est la cité où Amadou Bamba fonda sa première mosquée. La proximité de Touba est la principale raison du « dynamisme » de Diourbel : hôtels, potagers, cultures maraîchères, artisanat (tisserands, potiers, bijoutiers).

A voir, à faire :

Si vous passez dans le coin, ne manquez pas la visite de la fonderie et de l'atelier de fabrication de bronzes décoratifs de Cheikh Diop Makhône, sculpteur de la région. C'est son fils, Issa, qui lui a succédé et qui dirige la boutique à l'heure actuelle.

KAFFRINE

Petite ville de 32000 habitants constituée d'habitations traditionnelles et de rues de sable. Elle représente la frontière entre le Sénégal «de l'Ouest» et le Sénégal oriental.
Le commerce y est important notamment grâce à l'arachide mais aussi grâce aux boutiques du coin.

KAOLACK

Peuplée de 300 000 habitants elle n'offre aucun intérêt. Kaolack n'en reste pas moins un lieu de transit exceptionnel avec 2 gares routière, une gare ferroviaire et un port pour assurer une activité économique importante grâce aux petits commerces, à la production de sel et au fait que Kaolack est la capitale de l'arachide. Le marché de kaolack est important et si vous passez dans le coin, jettez-y un coup d'oeil.

Où manger ?

Café le brasero sur la rue principale : endroit tranquille en contraste avec la ville aux alentours.

KAYAR

Kayar est un village de pêcheur mais c'est surtout une référence artisanale en la matière. Admirer l'activité du port lorsque les pêcheurs rentrent avec leurs prises est la principale activité de cet endroit calme au charme particulier.
Kayar est également la dernière ville significative avant la traversée des dunes désertiques jusqu'à Saint Louis.

MBORO

Comme Kayar, Mboro est un village de pêcheurs situé dans une région de collines dunaires qui se transforment en lac à l'occasion, selon les précipitations, en palmeraie ou en oasis. Vous jouirez ici du calme d'une ville côtière de province avec un petit côté sauvage. Attention, la mer y est forte et dangereuse.

Où manger ?

Gite de la licorne, cuisine française et sénégalaise pour 4€ (entre 2500 et 3000 F CFA) le plat, ballades à cheval, pêche et excursions organisées.

THIES

La ville du chemin de fer, au centre des intérêts colonialistes dans le passé pour le transport de l'arachide, beaucoup de grèves et de sabotages furent organisés contre le pouvoir colonial pour obtenir un statut unique et une égalité dans les conditions de travail pour les ouvriers.
Aujourd'hui la gare, placée au centre de la ville offre un spectacle pour le moins bruyant. En effet un brouhaha surplombe l'entassement de voyageurs, de bagages et marchandises, dans un endroit où les trains ne sont pas très fiables.
Ville de 320 000 habitants, intellectuelle de par ses nombreuses universités et culturelle de part son histoire, le premier maire, Leopold Sedar Senghor, a marqué l'histoire de la cité.

A voir, à faire :

Thiès est une ville modèle au niveau industriel et riche en visites variées pour le touriste : Fonderie d'aluminium, exploitation des phosphates, fabrication de matériel agricole, tannerie, cimenterie, centre culturel régional, maisons coloniales à visiter, musée de tapisserie, musée du chemin de fer, village artisanale et plus particulièrement la manufacture sénégalaise des arts décoratifs qu'il faut visiter pour admirer les réalisations de tapisseries d'après des cartons de peintres sénégalais.

Vous pouvez vous rendre à Thiès en taxi urbain (attention la gare routière est à 3km du centre), en taxi brousse ou en train (déconseillé).

Où manger ?

Les délices : situé avenue L.S Senghor, les plats varient de 3 à 5 euros, choix de patisserie, salon de thé, pizzeria restaurant avec cuisine européenne et locale, plats vietnamiens et libanais également.

Restaurant Massa-massa : Tenu par des Belges très accueillants, une référence dans la ville à des prix raisonnable, nourriture de qualité.

TIVAOUANE

C'est le centre religieux des Tidjanes, vous pourrez y admirer l'importante mosquée. C'est une ville très calme sauf au moment du pèlerinage où des dizaines de milliers de pèlerins viennent célébrer le Gamou.

TOUBA

L'unique exemple de dynamisme dans la région. Avec ses 600 000 habitants, Touba est le berceau du mouridisme. Une grande mosquée y a été construite entre 1931 et 1963 et qui comporte 5 minarets dont un central de 87 mètres. Tapis soyeux, dorures, et marbre embellissent le bâtiment qui abrite le tombeau de Cheikh Amadou Bamba, le fondateur de la confrérie. Lors du pèlerinage mouride annuel, le maggal, Touba connaît une incroyable effervescence avec 2 millions de personnes qui s'entassent dans les rues et les cours, perturbant le Sénégal tout entier (embouteillages, congés en entreprise, processus exceptionnel mis en place par le gouvernement...).
Le territoire appartient aux mourides, très influents, et l'Etat n'a pas véritablement de droits sur cette zone. On y vient ainsi pour acheter des produits hors taxes et de contrebande. La police étant absente, c'est une milice qui régit l'ordre dans la ville, mais ne vous avisez pas de fumer ou de boire à Touba, c'est interdit!

A savoir

Cheikh Amadou Bamba: pacifiste écouté et respecté par ses fidèles, il fut plusieurs fois exilé, accusé d'entraver la force coloniale par l'importance prise par le mouvement qu'il avait créé. Il prêchait avant tout la force du travail et le respect des règles coraniques.








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