Guide voyage Sénégal

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Religion
Les religions jouent un rôle prépondérant dans la société sénégalaise puisqu'elles dictent une certaine ligne de conduite. Aujourd'hui, 90% de la population au Sénégal est musulmane, quant aux 10% restants, ils regroupent à la fois les chrétiens et les croyants animistes.

L'Islam
A son apparition sur le territoire, au IXe siècle, l'Islam instaure un certain code déontologique. Les croyances et les coutumes étant diverses selon les peuples, l'Islam s'est donc adapté. En théorie, la religion requière que tous les croyants soient en contact direct avec le Dieu Allah alors que dans la pratique, on observe un réel débordement. Les sénégalais vont faire appel à des guides spirituels comme les marabouts et ils vont former des confréries. Le marabout se confère des pouvoirs divinatoires et va ainsi servir d'intermédiaire entre les fidèles et Dieu. Faisons également remarquer que les sénégalais ne parlent pas un seul mot d'arabe hormis le traditionnel bonjour. Pourtant ils utilisent la langue pour prier. Cette contradiction montre comment l'Islam s'est ajusté pour pouvoir s'imposer dans le pays.
Cet Islam est organisé en confréries indépendantes dirigées par un marabout ou un cheikh. Véritables institutions, elles se différencient les unes des autres. Le marabout est un homme puissant qui sait tirer profit de la place qu'il occupe. Voie de la sagesse et de l'autorité, il est plus qu'apprécié par les hommes politiques qui voient en lui un soutien non négligeable lors des élections.

Les confréries les plus importantes sont les suivantes :

La confrérie Mouride
Fondée par le Cheikh Ahmadou Bamba en 1884, la Mouridiya est une confrérie islamique qui repose sur quatre principes : l'instruction, la dévotion, le travail et la discipline. Au début, le Cheikh Ahmadou Bamba fut un adepte de la Tidjania, il avait déjà un certain don pour amasser les foules puis, plus tard, il définira sa pensée spirituelle et créera sa propre confrérie. Il fit construire dans la ville sainte de Touba une magnifique mosquée. Les fidèles vouaient au Cheikh une véritable fascination. Les autorités coloniales qui redoutaient le Jihad furent alertées et le Cheikh fût exilé au Gabon de 1895 à 1902. Le Mouridisme trouve ses racines dans les régions de Baol et Cayor. Aujourd'hui, il est influent dans le pays et regroupe une grande partie de la communauté musulmane. Une fois par an, le grand maggal (pèlerinage) est célébré selon le calendrier et rassemble des milliers de pèlerins.

La confrérie Tidjania
Faisant partie des deux plus importantes confréries du pays, la Tidjania rassemble plus d'un tiers des musulmans. Son fondateur, El Hadj Omar Tall y adhère lors d'un pèlerinage à la Mecque en 1827. A son retour, on le proclame Khalife et il habite la ville sainte de Tivaouane.
En 1852, El Hadj Omar Tall prend les armes et se lance dans une guerre sainte contre le pouvoir colonial et les peuples refusant l'islamisation.
Malik Sy, qualifié de pacifiste, succède à Omar Tall au début du XXe siècle et il dirige, aujourd'hui encore, la confrérie. Certains préceptes Mourides, comme la valorisation du travail, ont influencé la Tidjania.

La Quadirya
Ce groupe s'est construit au Maroc et en Mauritanie puis il a touché le Sénégal. La confrérie Quadirya est caractérisée comme étant une représentation orthodoxe des musulmans et rassemble très peu de fidèles dans le Nord du pays et en Casamance.

Les Layènes
La confrérie rassemble les Lébous de Kayar à Rufisque qui sont regroupés sur la presqu'île du Cap Vert. A leur tête, Libasse Thiaw qui affirme réincarner le prophète Mahomet et qui a une tout autre vision de l'Islam. Pendant le mois de Ramadan, mois de jeûne, les Layènes fêtent tous les soir « la nuit du destin » ( ils méditent, font des offrandes ), normalement célébrée le 26ème jour du ramadan par tous les autres musulmans. La ville sainte de Yoff accueille tous les ans les fidèles pour célébrer une grande fête religieuse.

Le Catholicisme
La religion catholique est apparue, au Sénégal, au milieu du 19 ème siècle. Le Catholicisme n'a séduit que très peu de sénégalais puisqu'il ne touche que 10 % de la population dont la plupart sont les Diolas, les Sérères et les Baïnouks. Ces ethnies se rassemblent lors de nombreux événements comme le pèlerinage à Popenguine ou la fête de la jeunesse. Contrairement à l'Islam, le Catholicisme n'a pas su s'imprégner de la culture sénégalaise pour convaincre et s'imposer.

L'animisme
La croyance animiste est très répandue au Sénégal et de plus elle est tolérée par la religion musulmane. On la trouve surtout en Casamance, dans la région du Sénégal oriental et en Gambie. Tout réside dans une conception spirituelle de la vie. L'animisme ne laisse pas place au hasard, puisque selon cette croyance, une âme réside dans chaque objet. Cette âme va diriger les êtres et provoquer certains événements de la vie. Pour les animistes il existe une relation étroite entre le sacré, la nature et l'homme. Les prières visent à garantir la fertilité des terres, la fécondité et tout autre besoin. Les scènes de vie sénégalaises trouvent également leur interprétation dans cette croyance. Pendant les fêtes traditionnelles, les Sénégalais arborent des masques, des amulettes et des gris-gris en tout genre pour vénérer les esprits et leurs ancêtres. Ils dialoguent avec les morts par l'intermédiaires des griots ou des marabouts. Autant catholiques que musulmans, ils sont nombreux à célébrer et à perpétuer ces rites et croyances traditionnels.
Un des rites très répandu des animistes est le port de gris gris, ces amulettes confectionnés avec des cauris et des morceaux de cuir, censées protéger du mal et des mauvais sorts.

LES RITES

Le plus souvent ils sont spécifiques à une population, voire à un village. Ils sont pratiqués pour résoudre un problème ou en guise de protection contre le mal.

Le Simb, ou la danse du faux lion.
C'est une pratique généralisée au Sénégal notamment lors d'évènements importants comme la fête de l'indépendance. Cette danse est liée à une légende sénégalaise faisant d'un brave chasseur qui a su se débarrasser d'un lion un personnage étrange mi-homme mi-lion.

Rites d'initiation en pays Bassari.
Ces rites sont nombreux mais celui surnommé «Okoré» est l'un des plus importants. Ils ont lieux mi-avril. Ils débutent un samedi après-midi et se terminent le lendemain. Le rite « A-Ngoun » se pratique pour soigner les enfants. Cette manifestation englobe des parades de masques et des combat de lutte.

Gamou traditionnel de Kahone
Il a lieu le 1er week end de mai à Kahone, vers Kaolack, pour augurere d'une bonne saison agricole. Toutes les provinces du royaume se réunissent à kahone.

Le « Fil » de Touba Toul
Danses et chants durant quatre jours, du samedi au mardi, à Touba Toul vers Thiès, au début de la saison hivernale. Toujours liée aux pluies qui doivent être régulières.

Xulam
Cette fête est organisée au début du mois de juillet et en l'honneur du roi d'Oussouye. Nombreux combats de lutte dans la région Ziguinchor auxquels les filles peuvent prendre part.

La sortie du «Kankourang»
C'est la fête de la circoncision célébrée au mois de septembre dans les villages mandingues de Sédhiou et de Kolda mais aussi dans la communauté mandingue de M'Bour. Les circoncis sont protégés des mauvais esprits par le « Kankourang », un personnage mystique.

Fête de Mbossé
Cette fête qui se déroule en septembre permet de protéger la ville de Kaolack grâce à son totem « Mbossé » (varan). Belle procession et nombreuses incantations et sacrifices.

Les luttes royales
Elles célèbrent la fin des récoltes vers octobre-novembre.

«Futampaf» ou «Bukut»
Un rituel des populations Djoola de la Casamance pour accompagner l'adolescent qui rejoint le monde des adultes. Elle a lieue tous les dix ans en moyenne, vers la fin du mois de mai.







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